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DES TAUX IMMOBILIERS TOUJOURS AUSSI BAS EN FÉVRIER

DES TAUX IMMOBILIERS TOUJOURS AUSSI BAS EN FÉVRIER

La perspective d’une remontée des taux immobiliers, historiquement corrélés au rendement des marchés obligataires, s’éloigne encore. Fin janvier, la réunion de la Banque centrale européenne avait déjà permis de décaler les anticipations de hausses des taux directeurs, ce qui avait ramené le taux de l’OAT 10 ans sous les 0,6%. Ces derniers jours, le rendement de l’OAT 10 ans, loin de remonter, est même retombé à 0,55%, un plus bas depuis plus de 2 ans.

Concrètement, ces excellentes conditions de refinancement permettent aux banques de continuer à mener une politique de taux de crédit attractifs sans sacrifier leurs marges. C’est donc sans surprises qu’on observe une stabilité des barèmes de taux immobiliers communiqués par les courtiers pour le mois de février.

Jusqu’à 0,7% sur 10 ans

On continue aujourd’hui à emprunter autour de 1,5% à 1,6% sur 20 ans avec des décotes jusqu’à 1,2% pour les meilleurs profils. Sur 10 ans, la barre de 1% est souvent enfoncée. Le courtier Emprunt Direct souligne d’ailleurs que les emprunteurs titulaires d’un excellent dossier peuvent prétendre à un taux de 0,70% sur une durée de 10 ans.

Les banques restent souples

Preuve que le crédit reste très accessible, le courtier Empruntis observe non seulement une stabilité des taux à leur plus bas niveau historique mais également une absence de resserrement des critères d’octroi : les durées longues sont toujours possibles et l’emprunt sans apport aussi. 15% des primo-accédants financés par Empruntis en 2018 n’avaient d’ailleurs pas d’apport.

Des décotes très importantes

Empruntis ajoute que les décotes sont toujours possibles et peuvent être vertigineuses : jusqu’à 60 ou 70 centimes, voire même 75 centimes inférieurs aux taux de barèmes bancaires. « Les banques sont toujours très conquérantes, certaines privilégient des profils spécifiques (fonctionnaires, jeunes actifs avec profils évolutifs, professions libérales…) et leur octroient les meilleures conditions de taux, même s’ils ne rentrent pas dans les critères de revenus. Si la priorisation des typologies d’emprunteurs a déjà été observée dans le passé, elle semble revenir de façon plus marquée », explique Cécile Roquelaure, directrice des études d’Empruntis. « La valeur ajoutée du courtier sera de connaître l’appétence des établissements bancaires selon les profils des emprunteurs ! », souligne Cécile Roquelaure.

By |2019-02-08T10:30:36+00:008 février - 2019|Fiscalité|

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